Une Première Ministre au Sénégal

 

C’est une bonne nouvelle. Aminata Touré, femme politique déterminée, et militante depuis son adolescence, vient d’être nommée  Première Ministre par le Président du Sénégal,  Macky Sall. Elle avait rejoint son équipe en 2010, travaillé à son  programme  et dirigé sa campagne  pour les élections présidentielles de 2012. La classe politique lui reconnaît la rigueur, l’opiniâtreté et la transparence; dotée d’une solide expérience, arrivera-t-elle à donner une impulsion aux réformes programmées, dans ce pays où sévit une crise économique et sociale ?

L’esprit d’entreprise et de solidarité n’a jamais fait défaut aux femmes africaines. Depuis quatre décennies, dans toutes les grandes conférences internationales, leurs déléguées  martèlent l’urgence d’améliorer la situation des femmes, et pour cela la nécessité de leur donner accès aux postes de décision, elles démontrent qu’elles sont les actrices incontournables du développement. Celle-ci participe du même élan.

Diplômée en gestion et économie internationale dans des universités françaises et américaines, Aminata Touré a  dirigé pendant neuf ans le département des droits humains du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et dans ce cadre insisté sur les droits des femmes comme partie intégrante des droits de l’Homme et particulièrement sur leurs droits fondamentaux touchant à la procréation et la planification familiale.

Ministre de la justice pendant 17 mois, après l’élection de Macky Sall, elle s’était alors appliquée à lutter courageusement contre la corruption et  assainir le système judiciaire sénégalais en engageant « la traque des biens mal acquis » (cette campagne a permis le versement  de 30 milliards de francs CFA au Trésor public).

« La politique ne doit pas être une spécialité. Elle ne doit pas être un métier, mais une volonté de changer les choses », dit-elle ; souhaitons-lui de trouver des réponses concrètes aux espoirs qui se portent sur elle.

Le 15 septembre 2013