C’est  la date de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, fixée il y a plus de 10 ans par les Nations Unies en hommage aux trois sœurs Mirabal, jeunes femmes dominicaines issues de la bourgeoisie aisée, militantes pour la liberté, assassinées le 25 novembre 1960 sur ordre du chef de L’Etat.

En France, une femme sur dix est victime de violences conjugales et une femme est tuée par son conjoint tous les 3 jours.

Viols, coups, menaces, chantage, harcèlement, injures, séquestration, « crimes d’honneur », mariages forcés, prostitution, violences économiques, dénigrement…les violences à l’égard des femmes parce qu’elles sont des femmes, exercées au sein de la famille ou en dehors, peuvent aller jusqu’au meurtre ; « faits divers » dans les médias, elles ne suscitent pas d’indignation politique comme les actes racistes. Pourtant ces violences constituent une violation des droits fondamentaux des femmes à l’intégrité, à la liberté, à l’autonomie.

Ces dernières décennies, le Mouvement des femmes et une volonté politique d’égalité ont  forcé l’ouverture de nouveaux droits pour les femmes. Des obstacles sont tombés et les violences qui les ciblent précisément, sont là pour leur faire battre en retraite, pour les décourager de continuer à aller de l’avant : qu’il s’agisse d’un acte sexuel imposé, de coups, de mots d’insulte ou de harcèlement dans la rue ou au travail… Pourquoi tant de haine ? Quelle peur, quelle blessure insupportable, quels dangers  font courir à certains la réussite scolaire des filles, la ténacité des femmes à progresser et à investir peu à peu tous les domaines du savoir, de l’entreprise, de la  politique, leur désir  à vouloir vivre indépendantes ?

En écho, vient la chaîne des violences dont les femmes sont victimes de par le monde :

– plus de cent millions de femmes manquent à l’appel en Asie : des petites filles supprimées avant de naître, ou à la naissance ou laissées mourir faute de soins,

– dans toutes les guerres, dans tous les pays, le viol est massivement utilisé contre les femmes comme une arme,

– des centaines de milliers de femmes meurent encore de grossesses et d’accouchements difficiles, d’avortements peu sûrs, de violences conjugales…

 

Faisons de cette journée du 25 novembre un moment de prise de conscience de l’étendue de la violence endémique contre les femmes et un moment de réflexion sur les moyens à mettre en œuvre pour en finir avec ce scandale des violences contre les femmes.

le 21 novembre 2012