octobre, 2014

Les élections sénatoriales, au suffrage indirect, pour une chambre de notables locaux, correctement indemnisés, ne passionnent pas les foules !

Le dernier renouvellement du 28 septembre 2014 concernait 178 sièges (un peu plus de la moitié), avec 34 départements où les sénateurs sont élus au scrutin majoritaire (59 sièges)  et 29 départements au scrutin de liste (119 sièges dont ceux des français de l’étranger) .

La loi de 2013 avait abaissé de 4 à 3 sénateurs le seuil à partir duquel s’applique le scrutin proportionnel si bien que 17 nouveaux départements se trouvaient dans ce cas.

Quoi de neuf ?

Une très légère féminisation : avant ce scrutin le sénat comptait 23% de femmes et actuellement 25%.

Un sénat rajeuni de moyenne d’âge 61 ans (contre 66 ans lors de la précédente mandature).

La prime aux sortants.

Un cumul des mandats persistant jusqu’au bout : le sénat compte 4 présidents de conseil régional, 35 président de conseil général, et 123 sénateurs exercent un mandat de maire soit un peu plus d’un tiers des effectifs.

Des listes dissidentes menées par des hommes refusant la troisième place sur une liste de leur parti, ce qui est  un moyen de contourner les règles  et une pratique tolérée dans les partis.

Nous retenons du précédent Sénat quelques épisodes marquant sa résistance à l’entrée en nombre des femmes dans les collectivités locales : sa misogynie  bonasse et grossière  lors de la discussion du projet de loi sur le mode d’élection aux Conseils départementaux , son refus de la limitation du cumul des mandats… Qu’attendre de plus du nouveau ?

Le 1er Octobre  2014

Addendum

en conséquence, dans la constitution du bureau et des présidences de commissions, les femmes sont aussi peu présentes. 7 femmes sur 25 membres du bureau: 3 femmes vice-présidentes sur 8, pas de femmes questeurs et 3 femmes sur 14 secrétaires. 2 femmes  sur 7 présidents de commissions: Catherine Morin- Desailly à la commission  culture-éducation-communication  et Michèle André à la commission des finances.