mai, 2013

Samedi 1er Juin, 15h-19h, Caves des Célestines à Lille

 

Suite des Révolutions arabes: quelle participation des femmes au changement social?

A l’initiative de l’association des Tunisiens du Nord de la France et du réseau Femmes pour un autre monde.

Voir la présentation et le programme.

 

Mardi 4 juin, 19h-22h, Hôtel Casino Barrière à Lille

débat

Création d’entreprise: les femmes ont du talent!

A l’initiative du club Terrafemina de Lille.

 

Lundi 10 juin, 9h-17h, Théâtre de la Rose des Vents à Villeneuve d’Ascq

 

Le sexisme, une forme de violence: préjugés et prévention

A l’initiative de l’association Louise Michel, du Planning Familial, de l’UTPAS et de la mairie de Villeneuve d’Ascq

Voir la présentation et le programme.

 

Samedi 15 juin à 19h, Cinéma l’Univers à Lille

 

Projection du film Histoires d’A

Réalisé au printemps 1973, ce film, interdit à l’époque, a été un outil dans la lutte menée par le Mouvement de Libération des Femmes et le MLAC pour libéraliser l’avortement.

A l’initiative de la Maison des femmes de Lille et du Planning Familial de la Métropole lilloise.

Conseil Constitutionnel

Une révolution dans les départements

 

L’observatoire se réjouit de la décision du Conseil Constitutionnel de valider jeudi 16 mai la loi sur les scrutins locaux instaurant un nouveau mode d’élection, le scrutin binominal paritaire, pour les conseillers départementaux anciennement nommés conseillers généraux.

Au regard de l’évolution démographique, revoir le découpage des cantons resté à peu près en l’état depuis l’époque des déplacements à cheval, était nécessaire. Dans ce contexte, le scrutin binominal à deux tours, respecte le principe de parité et maintient  un ancrage territorial. Pour la première fois, une parité de résultat est garantie: deux conseillers, un homme et une femme, pour des territoires élargis (le nombre de cantons sera divisé par deux). Actuellement moins de 14% des conseillers généraux sont des femmes.

Connaissant les résistances des notables locaux, les femmes vont devoir être vigilantes et solidaires pour que ne soient pas installés des couples où elles servent de doublures ou de faire-valoir, mais c’est aussi une belle opportunité  pour démontrer par la preuve que cette couplaison politique déjà éprouvée dans les exécutifs de certaines communes et dans les conseils régionaux, peut produire innovation et transformation.

Une féminisation des conseils municipaux et intercommunaux

 

La haute juridiction a également validé l’abaissement de 3 500 à 1 000 habitants le seuil de population d’une commune à partir duquel les conseillers municipaux sont élus au scrutin de liste. En 2014 la majorité des communes du Nord seront concernées et le quart des communes du Pas de Calais. En France, c’est l’entrée de 16 000 femmes de plus dans les conseils municipaux des villes de 1 000 à 3 500 habitants, et un signe fort renvoyé aux femmes pour se porter candidates!

Par ailleurs, le fléchage obligatoirement paritaire des conseillers intercommunaux sur les listes municipales va aussi  leur ouvrir l’accès des conseils communautaires. Ces assemblées devenues des lieux de pouvoir important sont actuellement des bastions masculins. dans la région, 95% de ces établissements ont moins de 30% de femmes conseillères, et les femmes ne constituent qu’environ 18% des délégués communautaires.

L’exception française en Europe d’une majorité importante de petites communes est certes corrigée par l’existence d’intercommunalités qui préservent les moyens d’action collective pour ces petites entités; mais elle entraîne que la majorité des communes, les intercommunalités, tout comme leurs exécutifs échappent  à l’obligation de parité, et cela tant que le scrutin de liste paritaire ne sera pas le mode d’élection pour toutes.

Le 20 mai 2013