L’Observatoire Régional de la Parité a pour but de promouvoir l’égale participation des femmes et des hommes à la prise de décision politique, économique et sociale et inciter les femmes dans la Région à atteindre la parité, notamment dans les assemblées élues.

C’est pourquoi l’Observatoire a écrit à l’ensemble des têtes de liste de la région de la région Nord Pas de Calais Picardie afin de connaitre leur programme pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Vous trouverez ci-dessous, le courrier qui leur a été adressé ainsi que les réponses que nous avons reçues.

Cet article sera mis à jour au fur et à mesure de la réception des réponses des candidat-e-s aux régionales.

Courrier têtes de liste

réponse E.PECQUEUR

réponse S. ROUSSEAU

Réponse F. ROUSSEL

 

L’Observatoire régional de la parité, sans position partisane, entre pleinement dans la campagne des régionales en Nord et Pas de Calais / Picardie.

La campagne pour les régionales entre dans sa dernière ligne droite, pourtant les enquêtes d’opinion déjà parues laissent présager une faible participation à ce scrutin dont les enjeux sont majeurs pour les femmes.

En effet, la future grande région Nord Pas de Calais Picardie, exercera des compétences majeures dans les domaines de : la formation professionnelle, la formation initiale (lycées, apprentissage…), emploi & économie, transports (y compris scolaires), aménagement du territoire… Autant de champs d’actions où la voix et la place des femmes doivent être prises en compte et entendues. En effet, aucune politique n’est « neutre » pour les femmes et celles-ci, ont un impact majeur sur leur avenir et leur vie quotidienne.

Aussi l’Observatoire appelle l’ensemble des électrices et des électeurs à se mobiliser, à se faire entendre lors de ce scrutin majeur pour notre avenir commun.

 

Lille, le 27 octobre 2015

Deux faits paradoxaux nous ont alertés ces dernières semaines : le dernier rapport de l’OCDE (Organisation économique de coopération et de développement) et le projet de loi du gouvernement français pour moderniser et simplifier le dialogue social. Ils nous interpellent d’autant plus que le RSC (Rapport de situation comparée) mis en cause dans le projet de loi est un point analysé dans le rapport Partager les responsabilités économiques réalisé par le CORIF (Collectif régional pour l’information et la formation des femmes) à la demande de l’Observatoire et publié en octobre 2014.

Tous concernés, pourquoi moins d’inégalités profitent à tous, voilà le titre du rapport que le Secrétaire général de l’OCDE (Angel Gurria, économiste et diplomate mexicain) et la Commissaire européenne à l’emploi et aux affaires sociales (Marianne Thyssen, belge) ont présenté le 21 mai 2015.

L’OCDE est l’organisation économique qui regroupe les pays les plus riches de la planète. Elle répète que les 10% les plus riches de la population de  sa zone ont un revenu d’activité presque 10 fois supérieur à celui des 10% les plus pauvres ; et cette proportion est en hausse constante (7,1 dans les années 1980, et 9,1 dans les années 2000). La France est dans la moyenne de l’OCDE, mais on sait que ces dernières années, les 1% les plus riches y ont capté plus de 11% de la croissance).

Le rapport met en évidence (par un calcul) que la participation accrue des femmes au marché du travail et la politique de lutte contre les inégalités professionnelles a freiné l’augmentation des inégalités.

Du constat : «la probabilité qu’ont les femmes d’occuper un emploi rémunéré est inférieure d’environ 16% à celle des hommes et leur rémunération est inférieure de 15% – salaire horaire brut) », le rapport  conclut  qu’il faut faire davantage  pour réduire les écarts entre hommes et femmes.

Du constat : « les inégalités de revenus entre femmes, temps partiel en bas de l’échelle et salaires élevés, sont plus marquées qu’entre les hommes », le rapport conclut que pour renforcer l’effet égalisateur de l’emploi des femmes, les politiques publiques doivent se concentrer sur les femmes à bas revenus.

Une information qui tient particulièrement aux cœurs de tous, femmes et hommes soucieux des générations à venir : les inégalités freinent la croissance, principalement parce que les ménages pauvres ne peuvent pas investir dans l’éducation.

Dans le même temps, un outil forgé pour faire progresser l’égalité professionnelle est menacé dans le projet de loi élaboré par le Ministre du travail. La France serait-elle sourde à l’état du monde ?

Le RSC, qu’est-ce que c’est ?

 Le Rapport de Situation Comparée (RSC) est un instrument indispensable de mesure et d’analyse des inégalités professionnelles. Obligatoire dans le secteur privé depuis 1983, il concerne toutes les entreprises de plus de 50 salariés. En 2014, il  a été  étendu à l’ensemble de la Fonction Publique. Il répond  aux trois objectifs : mesurer, comprendre et agir et permet une photographie instantanée des situations comparées des hommes et des femmes, il est pensé comme un outil  pour les accords « égalité » négociés en entreprise.

L’obligation de fournir un rapport était très peu respectée jusqu’en 2012, où la non mise en œuvre d’une politique d’égalité dans l’entreprise a été soumise à des sanctions  effectives (1% de la masse salariale brute pour toute entreprise qui ne signe pas un accord ou un plan d’action). Et nombreuses sont les entreprises qui font le service minimum devant la complexité du dossier, pour se plier à l’obligation légale. Par ailleurs, l’égalité professionnelle n’est pas un thème prioritaire pour les organisations syndicales en général, qui n’ont jamais eu de réflexions originales sur le travail et l’emploi des femmes.

Le rapport précité du CORIF, se penche sur la fonction de ce RSC à travers une trentaine d’études de cas d’entreprises de la région  de 50 à plus de 7000 salarié-e-s. L’analyse  concluait : « En conclusion, le RSC est un outil indispensable pour mesurer et comprendre la persistance du « plafond de verre » mais il est souvent parcellaire et difficile à interpréter car il donne une vision instantanée ne prenant en compte ni les données concernant la promotion ni les différences d’opportunités et de parcours contrairement à l’analyse longitudinale, qui montre que les inégalités de parcours perdurent et même se creusent quand on analyse les mobilités inter catégorielles dans une perspective diachronique ».

Guère vaillant le RSC, alors que bien utilisé, il peut être un bon outil!

Le projet de loi

Dans un premier temps, le projet de  loi  le supprimait purement et simplement pour le fondre dans la « base de données unique » (BDU) des entreprises. Le tollé d’associations féministes et le travail parlementaire de la Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale a limité la casse en bataillant  pour conserver l’intégration des items du rapport de situation comparée aux différents points du BDU.

Mais l’opportunité offerte d’améliorer profondément un outil pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, complexe et difficile à manier, a été perdue.

Le 5 juin 2015

Il y a dix ans, l’économiste Béatrice d’Intignano avait analysé en ces termes les obstacles que rencontrent les femmes dans l’accession  aux postes de décision dans le monde de l’entreprise. Quant à nous, nous avons déjà souligné ici  les similarités des systèmes d’obtention et de transmission du pouvoir dans les mondes économique et politique.

L’actualité des dernières élections éclaire de nouveau cette question. C’est la loi : les conseils départementaux et leurs exécutifs sont largement renouvelés et paritaires ; la démocratie locale en sort renforcée. C’est aussi une formidable opportunité offerte aux  femmes pour détenir des moyens d’action  sur l’ensemble d’un champ de questions concernant la vie de tous au quotidien et la constitution du lien social, pour asseoir aussi leur légitimité et leur image au sein de la classe politique locale.

Nous avons noté le concert de dénonciations du fait que, si les conseils sont désormais paritaires, seulement un sur dix se trouve présidé par une femme. Il eut fallu être bien naïf, au vu du cheminement des idées, pour croire que miraculeusement l’un entraînerait l’autre. De nombreux signes avant-coureurs l’ont montré durant la campagne : la plupart du temps, ce sont les hommes d’appareils qui ont déterminé les binômes ; les politiques et les medias ont « naturellement » mis l’homme en avant à moins que la femme ne se soit déjà imposée comme notable locale.

La distribution des délégations montrent aussi  que les stéréotypes sont bien installés. Certes, l’action sociale est une part très importante du budget d’un conseil départemental, mais reviennent le plus souvent à des vice-présidentes les délégations aux  « personnes âgées ou handicapées », « enfance-famille », « exclusion »…  qui correspondent à l’extrapolation dans le domaine public  des tâches toujours encore dévolues aux femmes dans le champ privé.

L’analyse sexuée des commissions est également intéressante. Dans le Nord, par exemple, les deux premières commissions dans le champ des solidarités humaines affichent pour la première (finances, ressources humaines, administration générale…) 26 membres dont 4 femmes et pour la seconde (lutte contre les exclusions, enfance-famille,…) 27 membres dont 5 hommes. De même, la première commission dans le champ des solidarités territoriales (infrastructures, mobilité, transports…) compte 27 membres dont 9 femmes. Situation assez semblable dans le Pas de calais, où nous saluons l’élection d’une vice-présidente déléguée à l’égalité femme-homme.

L’observation des conseils régionaux et des mairies dont les exécutifs sont paritaires depuis 2007 montre que les responsabilités confiées aux vice-présidentes se sont diversifiées, tout en conservant encore des domaines réservés masculins.

Il s’agit d’une situation en mouvement porteuse d’avenir pour les femmes si les stéréotypes qui la marquent ne sont pas le fait d’une idéologie conservatrice revendiquée.

Oui le plafond de verre existe dans le monde politique, les outils forgés dans le monde professionnel pour le soulever auraient sans doute intérêt à être étudiés et adaptés. Des grilles de fer  barrent aussi les femmes : doutes sur leurs compétences, crainte des conflits, manque de modèle, défaut d’ambition, difficile conciliation des temps, insuffisant partage des tâches éducatives et familiales et des tâches domestiques…

La loi imprime une structure et ouvre un jeu où coups fourrés et détournements ne manquent pas pour freiner les nouveaux venus et particulièrement les femmes ; à elles d’y forger des alliances et de créer leurs propres réseaux de femmes élues, de paroles libres et questionnantes. Un profond changement culturel est en marche à travers cette  progression dont la lenteur ne doit pas décourager : rien ne changera réellement tant que l’on n’aura pas déconstruit cette culture misogyne qui s’exprime toujours avec force et régularité dans le système social et politique et freine les femmes dans leur élan, allant du discrédit sur leurs paroles et de la mise en doute de leurs compétences, aux remarques sexistes et aux violences de toutes sortes…L’exigence de parité est un levier de cette lutte.

Lille, le 30 avril 2015

Histoire, évolution, enjeux actuels…

 

A l’initiative de  l’Observatoire régional de la parité et pour marquer cet anniversaire:

Conférence donnée par Pierre Mathiot,

Professeur des universités et Directeur de l’Institut d’études politiques de Lille.

15 avril 2015 à Sciences Po Lille.


Introduction au débat (voir le livret d’accompagnement).

 Pourquoi cet anniversaire du premier vote des femmes en France  a-t-il  semblé important à l’Observatoire régional de la parité, dans la situation actuelle d’élections répétées, de  désaffection du politique et d’abstention  en nombre ?

Notre association, s’est constituée comme collectif d’associations mobilisées pour une démocratie paritaire dès les premières années de 1990 et avant les municipales de 1995, à l’heure ou montrer le scandale de la non présence de femmes en politique  relevait du parcours du combattant faute de statistiques sexuées. Des associations qui ont  donc participé aux grands débats sur la signification de cette idée  d’abord européenne de parité-heurtant de front  l’universalisme républicain à la française et qui ont été actives dans la demande d’une législation.

Avec finalement la même double attente que nos ancêtres dans la lutte pour le droit de  vote :

–      Une demande de justice pour les femmes exclues de fait de la scène politique et des affaires de la cité ou du pays.

–      L’idée que l’accès aux décisions et responsabilités était nécessaire pour améliorer la situation des femmes toujours très inégalitaire, malgré les progrès immenses qui ont fait suite aux revendications du MLF et des associations de femmes, féministes revendiquées ou non, après 1981.

Et donc un double objectif :

–     Une représentation équilibrée entre femmes et hommes dans toutes les instances de décision élues ou non, les femmes étant la moitié du peuple, pourvoyeuses de richesse et pas une minorité.

–          L’idée que cette parité quantitative sera une impasse, si elle n’est pas accompagnée d’un projet politique répondant aux attentes des femmes, qui ne se perçoivent pas comme des hommes en devenir quand bien même elles évaluent le rattrapage nécessaire.

C’est pour cela que ce moment d’anniversaire a semblé une occasion pour mettre en perspective ces 70 années de vote des femmes (après 150 ans de revendications pour ce droit) avec l’évolution,  que nous connaissons, de leurs droits et de leur statut dans la société. Une façon de faire  un retour réflexif sur le passé lointain ou proche qui peut nous aider à penser l’actualité et répondre à la question :quelle prise avons-nous sur les décisions politiques  qui concernent nos vies.

Après la conférence de Pierre Mathiot, et pour ouvrir le débat ,deux témoignages -réaction  à cet anniversaire: Denise Cacheux , militante pour les droits des femmes, élue locale et députée à une époque où le parlement était à 95% masculin, Lucille Crochard militante pour le nord à l’association Osez le féminisme.

Merci à Sciences Po Lille pour son accueil

En sourdine : la révolution de la parité

Aujourd’hui en France, 660 conseillers généraux sont des femmes (à ce jour, environ 16% des élu-e-s), et sur les 95 départements de France métropolitaine, elles sont seulement 4 femmes à présider un Conseil général.

Le nouveau mode de scrutin qui équilibre les nouveaux cantons en population, va aussi créer  des assemblées départementales strictement  paritaires. Soit,  1 400 élues départementales supplémentaires, pour renouveler et dynamiser la démocratie locale, pour bousculer les mentalités et les comportements, par un apport de regards neufs et d’expériences de vie différentes.

Les conseils généraux du Nord et du Pas de Calais  ont toujours été présidés par des hommes, avec des  exécutifs très masculins (3 femmes vice-présidentes sur 15 dans le Nord et 2 sur 15 dans le pas de Calais, actuellement). Si, globalement, dans la région, la proportion de conseillères est dans la moyenne nationale (avec un  déséquilibre entre les deux départements : 19% dans le Nord et 13% dans le Pas de Calais), voilà- arithmétiquement dans la région- 55 femmes élues supplémentaires annoncées !

On nous dit que cela dérange les habitudes et accentue la confusion, mais voilà une belle opportunité offerte aux femmes : d’exclues de fait, elles deviennent actrices –partenaires d’égale légitimité. L’espace leur est donné pour y exercer et développer leurs capacités. Nous avons salué cette avancée et nous resterons vigilant-e-s pour qu’elle ne soit pas entravée ; nous surveillerons la composition non contrainte des exécutifs et le partage des responsabilités. C’est un beau challenge, puisse-t-il n’être pas gâché par des frustrations impuissantes !

Mezza voce : un faux procès

Cette élection se passerait dans le bouillard et l’électeur ne saurait rien des futures compétences des départements maintenus après de sombres discussions ?  L’électorat l’a-t-il jamais su vraiment pour s’être autant abstenu lors d’élections précédentes et qui engagent autant sa vie quotidienne ? Ce qui compte pour les électeurs c’est que leurs élu-e-s départementaux continuent d’assurer la solidarité par le biais des allocations pour les plus fragiles ou les personnes âgées. Or, le projet de loi ne remet pas en cause ces compétences et les premières lectures au Sénat et à l’Assemblée ont permis de stabiliser cette position.

Aux départements, l’action sociale et non l’assistanat, aux deux bouts de la vie et pour les plus vulnérables et fragiles. Ils gèrent notamment le revenu de solidarité active (RSA) et l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) aux personnes âgées en perte d’autonomie. Ils veillent sur la bonne qualité de l’accueil des très jeunes enfants en crèches, haltes garderies, jardins d’enfants,  ou chez des assistantes maternelles, ils s’occupent de  la protection maternelle et infantile (PMI), du soutien aux familles en difficulté, des services d’adoption, de l’hébergement et de l’insertion sociale des personnes handicapées, ou encore de la création et la gestion de maisons de retraite. Ils soutiennent les associations qui  comme le Planning Familial s’occupent de la santé affective et sexuelle des jeunes filles et garçons, avec le souci de réduire les violences envers les femmes et les jeunes filles etc.

Et pour ce qui est du département du Nord, il cherche via les nouvelles technologies à mettre en place un système d’échange participatif  entre les élu-e-s et le peuple : les « ateliers citoyens »

A la trompette : la progression du Front National

Tout cela, qui fait le développement humain reste submergé localement par les appareils partisans,  la situation politique nationale et  la forte progression du Front National dans à peu près tous les territoires. Laissons de côté  les déclarations du FN, sur l’immigration, l’IVG ou la peine de mort,  pour ne retenir  que la stratégie relative aux élections départementales : « faire des économies », « faire la chasse aux abus ». Toute politique d’action sociale, renvoyée à une « politique de guichet », il s’agit de réduire ce type de dépense et les subventions aux associations  qui s’occupent des plus fragiles et indésirables, car  cela n’est qu’une première étape. Franck Briffaut (Maire de Villers-Cotterêts) résume l’état d’esprit à la veille du scrutin départemental : « C’est quand on pourra faire passer des lois, mettre en place la préférence nationale, que les choses bougeront. Notre stratégie aujourd’hui est celle d’un repositionnement, dans le cadre d’une prise globale du pouvoir. En attendant, on ne peut agir qu’à la marge. » En résumé : gagner localement pour préparer les victoires nationales.

Et pour les femmes, que nous chantent les victoires nationales ? Si nous n’avions pas déjà compris, les député-e-s FN au Parlement européen nous l’ont rappelé récemment.  Ils et elles ont voté contre la résolution (par ailleurs adoptée) « sur le progrès accomplis en matière d’égalité entre les femmes et les hommes dans l’Union » qui comporte surtout des recommandations pour l’avenir.  A partir de quels arguments ? En substance : les femmes sont faites pour faire des enfants et s’en occuper et l’avortement est une véritable arme de destruction massive contre la démographie européenne. En forme de conclusion, Aymeric Chauprade (député européen Ile-de-France) s’oppose à toute politique en faveur de l’égalité avec cet argument : « Les femmes n’ont pas besoin de vous pour assurer leur avenir car elles le portent dans leur ventre ».

Les 22 et 29 mars 2015

Ne nous laissons pas voler notre avenir, votons !

Le 16 mars 2015

 

Chaque 8 mars dans le monde, depuis plus d’un siècle, des femmes manifestent pour leurs droits sexuels, économiques, politiques, pour dire non aux violences et aux inégalités. C’est aussi un temps pour porter collectivement des revendications politiques et symboliques et pour vivre la solidarité avec les femmes du monde entier.

A Lille, samedi 7 mars, une journée  ouverte à toutes et à tous.

dès 13h30 – Rendez-vous place de l’Opéra à Lille, avec Ratiba Mokri, crieuse publique.

14h30 – Départ de la marche avec la Batucada Oyamba.

16h30 – Arrivée salle Courmont, 2 rue Courmont, Lille Moulins.

Représentation des Briseuses de silence, un théâtre forum en partenariat avec le Théâtre de l’Opprimé.

Exposition avec le collectif d’artistes au Pied levé.

Village associatif pour se rencontrer, s’informer, discuter.

Soirée festive et musicale avec la chorale Chauffe Marcelle

Restauration rapide sur place

 

contact et info:  collectif8mars@gmail.com

Nous voulons une République, démocratique, laïque et paritaire, garante de la liberté d’expression et des droits des femmes. Mobilisons-nous. Marche en hommage aux  victimes de Charlie Hebdo, à l’initiative du Club de la Presse: RV, samedi 14h30 Porte de Paris à Lille.

29 Avril 1945 : les femmes votent pour la première fois en France.Mars 2015 : aux élections départementales, la parité de résultat entre les femmes et les hommes est, pour la première fois, garantie dans une élection.

 

 

Toute l’équipe de l’Observatoire régional de la parité

 vous adresse ses meilleurs vœux pour l’année 2015 !

 

 

suffragistes françaises et Louise Weiss

Notez  la date du 29 avril 2015, 70ème anniversaire du premier vote des françaises, et l’invitation de  l’Observatoire régional  à participer à  une  soirée-débat  qu’il organise sur le vote des femmes : histoire, évolution, enjeux…

Mots de Rentrée.

Depuis 2012 les gouvernements successifs respectent la parité et le nouveau gouvernement « Valls 2 » ne fait pas défaut. La question des droits des femmes s’y trouve rétrogradée au niveau d’un Secrétariat d’état, rattaché au Ministère des Affaires sociales et de la Santé. Ce sont moins de poids symbolique et moins de moyens pour affirmer la transversalité de la question « femmes » et pour faire avancer le chantier de l’application  de la loi sur l’égalité réelle votée fin juillet 2014. Quelle structure ce Secrétariat d’état va-t-il se donner  pour confirmer la transversalité interministérielle ? Quel rôle les associations de femmes vont-elles pouvoir y tenir dans cet objectif ? Autant d’incertitudes après l’annonce de ce changement de gouvernement, avec  la confiance dans le fait qu’un changement de cap irréversible a été donné; mais restons vigilant-e-s.

Education

Nous saluons la promotion de Najat Vallaud-Belkacem à la tête du Ministère de l’Education nationale, comme une promesse d’avenir, portée par son histoire personnelle et par ses engagements précédents. Alors que nos réunions publiques sur le partage des responsabilités et la culture de la parité, ont toujours résonné in fine des appels  à « changer les mentalités » et d’injonction à commencer par « l’éducation et la formation », on ne peut que se réjouir de voir arriver une jeune Ministre, mère de deux enfants, assez courageuse pour introduire à l’école un travail sur les rapports entre les filles et les garçons, la manière dont ils sont codifiés par tout le contexte sociétal au détriment des uns et des autres,  leur violence souvent.

La loi sur l’égalité réelle

Cette loi  votée en juillet a vocation à installer l’égalité réelle et plus seulement formelle,  à rendre effective l’égalité des droits affirmée depuis longtemps dans les textes. Pragmatique, elle identifie un certain nombre d’obstacles  rencontrés dans les faits  et elle cherche à les éradiquer ou les réduire: inégale répartition des tâches familiales (grâce au partage du congé parental), inéquitable représentation médiatique des compétences et rôles de hommes et des femmes (grâce à la compétence donnée désormais au CSA pour la sanctionner), inégale présence de fait des hommes et des femmes au sommet des entreprises, de la fonction publique ou des responsabilités politiques (grâce à l’extension des règles de parité à tous les domaines) …

Dans la continuité de notre réflexion et de nos actions, nous retenons deux axes pour lesquels l’association s’est mobilisée dans le cadre du Plan régional stratégique pour l’égalité femmes-hommes

                Parité politique : nous continuerons à populariser la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, à faire connaître et  à valoriser les bonnes pratiques locales en matière d’égalité dans les politiques publiques.

Un constat : trop peu de femmes ont été  têtes de liste aux dernières élections municipales, et donc  peu de femmes sont devenues maires (16%  dans le Nord et 11% dans le Pas de Calais),  ou présidentes de collectivités locales (2 présidentes pour les 53 intercommunalités de la région !). Par ailleurs,  les femmes sont très largement  minoritaires dans les exécutifs des intercommunalités,  lieu de pouvoir local qui prend de plus en plus d’importance (16% de femmes parmi les vice- présidents).
Une ouverture qu’offre la nouvelle loi : l’obligation pour les collectivités locales de plus de 20 000 habitants  (municipalités ou intercommunalités) de planifier la mise en place de politiques publiques d’égalité.

                Partage des responsabilités économiques : nous poursuivrons l’étude initiée par le CORIF à la demande de l’Observatoire sur la situation des femmes cadres d’entreprises en Nord-Pas de Calais.

Compte rendu public de cette enquête et débat, le mercredi 15 octobre à 18h30 à la Maison des Associations de Lille.

A suivre…

Le 8 septembre 2014