Le 9 mars à partir de 18h30 l’Observatoire Régional de la Parité est heureux

de vous inviter à une conférence débat le :

mercredi 9 mars 2016, 18h30

Maison des associations, 72/74 rue Royale à Lille

La situation des Femmes dans

« l’arc de crise internationale » : quelles perspectives ?

Regards croisés sur

l’Afghanistan,l’Ethiopie & la Tunisie

Interventions de : Bernadette Capelle, Nathacha Lohat et Olfa Laforce (sous réserve)

La conférence débat sera suivie par le pot de l’amitié

Vous pouvez télécharger l’invitation ci-dessous

ORP_invit_09-04-16 pdf

Profondément bouleversé-e-s et choqué-e-s par les événements dramatiques survenus hier soir à Paris, l’Observertoire Régional de la Parité s’associe à la douleur des victimes de leur proches et de l’ensemble de nos concitoyen-ne-s.

Ces attentats commis par des extrémistes de la pire espèce s’attaquent à nos valeurs, à l’égalité, à la liberté et à la fraternité. Ce qu’ils attaquent ici en France, mais aussi en Syrie, en Tunisie, en Irak et partout dans le monde c’est nos valeurs d’humanisme et de tolérance.

L’Observatoire Régional de la Parité souhaite rappeler que les femmes, leurs droits, leurs libertés sont les premières cibles de cette nouvelle barbarie : cette guerre est aussi une guerre impitoyable menée contre les femmes ! Résistons leur ! Ne cédons jamais un pouce de nos valeurs face à la terreur aveugle qu’ils tentent de nous imposer !

Le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes vient de publier un guide de communication que vous pouvez télécharger afin de lutter contre les stéréotypes de sexe en matière de communication.

En effet, les représentations auxquelles les citoyen.ne.s sont constamment exposé.e.s renforcent les stéréotypes de sexe et les inégalités entre les femmes et les hommes. Pour renverser cette tendance, l’Etat et les collectivités territoriales se doivent d’être exemplaires, notamment via l’utilisation de l’argent public destiné à la communication.
Pour ce faire, le Guide est un véritable outil à votre disposition. Il s’inscrit dans la poursuite du rapport relatif à la lutte contre les stéréotypes de sexe.

10 recommandations pratiques ont été co-construites pour communiquer sans stéréotypes avec l’apport de linguistes, de professionnel.le.s de la communication,  de fonctionnaires, des membres
du HCEfh…

GUIDE HCEFH communication publique sans stéréotype

Dans le cadre de la Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes
FEMMES SOLIDAIRES DE LILLE
organise la projection du documentaire
« KIMBIDALE»
Le MERCREDI 18 NOVEMBRE 2015 –  Accueil 18h30 Séance 19h précises au CINEMA L’UNIVERS 16 Rue Georges Danton à Lille (métro Porte de Valenciennes)
Elles disent NON à l’excision et infibulation en pays AFAR Ethiopie

La projection sera suivie d’une rencontre-débat avec la salle

 

Rendez-vous mercredi 29 avril 2015,

à l’initiative de l’Observatoire régional de la Parité.

 

Maison des associations de Lille (72/74 rue Royale).

 

Regards croisés sur la luttes des femmes pour le droit de vote en Angleterre  et en France. Projection à 18h30 précises du documentaire de Michèle Dominici Les suffragettes: ni paillassons, ni prostituées (production Image et Compagnie, diffusion Arte).

Histoire, évolution, enjeux actuels…

 

A l’initiative de  l’Observatoire régional de la parité et pour marquer cet anniversaire:

Conférence donnée par Pierre Mathiot,

Professeur des universités et Directeur de l’Institut d’études politiques de Lille.

15 avril 2015 à Sciences Po Lille.


Introduction au débat (voir le livret d’accompagnement).

 Pourquoi cet anniversaire du premier vote des femmes en France  a-t-il  semblé important à l’Observatoire régional de la parité, dans la situation actuelle d’élections répétées, de  désaffection du politique et d’abstention  en nombre ?

Notre association, s’est constituée comme collectif d’associations mobilisées pour une démocratie paritaire dès les premières années de 1990 et avant les municipales de 1995, à l’heure ou montrer le scandale de la non présence de femmes en politique  relevait du parcours du combattant faute de statistiques sexuées. Des associations qui ont  donc participé aux grands débats sur la signification de cette idée  d’abord européenne de parité-heurtant de front  l’universalisme républicain à la française et qui ont été actives dans la demande d’une législation.

Avec finalement la même double attente que nos ancêtres dans la lutte pour le droit de  vote :

–      Une demande de justice pour les femmes exclues de fait de la scène politique et des affaires de la cité ou du pays.

–      L’idée que l’accès aux décisions et responsabilités était nécessaire pour améliorer la situation des femmes toujours très inégalitaire, malgré les progrès immenses qui ont fait suite aux revendications du MLF et des associations de femmes, féministes revendiquées ou non, après 1981.

Et donc un double objectif :

–     Une représentation équilibrée entre femmes et hommes dans toutes les instances de décision élues ou non, les femmes étant la moitié du peuple, pourvoyeuses de richesse et pas une minorité.

–          L’idée que cette parité quantitative sera une impasse, si elle n’est pas accompagnée d’un projet politique répondant aux attentes des femmes, qui ne se perçoivent pas comme des hommes en devenir quand bien même elles évaluent le rattrapage nécessaire.

C’est pour cela que ce moment d’anniversaire a semblé une occasion pour mettre en perspective ces 70 années de vote des femmes (après 150 ans de revendications pour ce droit) avec l’évolution,  que nous connaissons, de leurs droits et de leur statut dans la société. Une façon de faire  un retour réflexif sur le passé lointain ou proche qui peut nous aider à penser l’actualité et répondre à la question :quelle prise avons-nous sur les décisions politiques  qui concernent nos vies.

Après la conférence de Pierre Mathiot, et pour ouvrir le débat ,deux témoignages -réaction  à cet anniversaire: Denise Cacheux , militante pour les droits des femmes, élue locale et députée à une époque où le parlement était à 95% masculin, Lucille Crochard militante pour le nord à l’association Osez le féminisme.

Merci à Sciences Po Lille pour son accueil

 

Chaque 8 mars dans le monde, depuis plus d’un siècle, des femmes manifestent pour leurs droits sexuels, économiques, politiques, pour dire non aux violences et aux inégalités. C’est aussi un temps pour porter collectivement des revendications politiques et symboliques et pour vivre la solidarité avec les femmes du monde entier.

A Lille, samedi 7 mars, une journée  ouverte à toutes et à tous.

dès 13h30 – Rendez-vous place de l’Opéra à Lille, avec Ratiba Mokri, crieuse publique.

14h30 – Départ de la marche avec la Batucada Oyamba.

16h30 – Arrivée salle Courmont, 2 rue Courmont, Lille Moulins.

Représentation des Briseuses de silence, un théâtre forum en partenariat avec le Théâtre de l’Opprimé.

Exposition avec le collectif d’artistes au Pied levé.

Village associatif pour se rencontrer, s’informer, discuter.

Soirée festive et musicale avec la chorale Chauffe Marcelle

Restauration rapide sur place

 

contact et info:  collectif8mars@gmail.com

Le dictionnaire des femmes créatrices

Ed. des femmes

Réalisé sous la direction de Béatrice Didier, Antoinette Fouque et Mireille Calle-Gruber. Parution à l’automne.

12 000 articles sur une créatrice ou sur un thème, une école, un mouvement ou une culture dans lequel les femmes se sont illustrées.

40 siècles de création de femmes à travers le monde dans tous les domaines de l’histoire humaine, des arts, de la culture, de la science.

Présentation et souscription exceptionnelle. www.desfemmes.fr

Brève revue en chiffres.

 

étudiants, étudiantes

Parité en politique (Collectivités territoriales- amélioration de la situation de l’élu-e local-e – Limitation du cumul des mandats). Parité aux postes de décision (Le monde de l’entreprise- Les établissements d’enseignement supérieur). Parité dans le champ symbolique et celui des représentations (Les arts et la culture- les médias)

 

Parité en politique

 

L’actualité concerne les trois exigences que nous avons toujours maintenues :

– Parité à toutes les élections,

– Limitation du cumul des mandats simultanés ou successifs

– Amélioration du statut de l’élu-e local-e

 

Une avancée significative de la parité dans les collectivités territoriales en 2014 et 2015 ?

Le projet de loi actuellement en navette entre les deux chambres  après un premier refus du Sénat et  un vote à l’Assemblée nationale le 26 février, propose un changement profond dans les modes de scrutin qui entraînerait de facto un progrès de la parité : 

Scrutin binominal à deux tours pour l’élection des conseillers départementaux, garantissant une parité de résultat : deux conseillers, un homme et une femme pour des territoires élargis. Actuellement, en France,  moins de 14% des conseillers généraux sont des femmes. Dans le Nord moins de 18%  des conseillers généraux sont des femmes et dans le Pas de calais seulement 10%.

Scrutin de liste paritaire pour l’élection des conseillers municipaux dans les communes de plus de 500 habitants, soit 32 000 femmes en plus dans les communes de 500 à 3500 habitants, et des exécutifs paritaires. Jusqu’ici cette règle ne s’applique qu’aux communes de plus de 3500 habitants (en France moins d’une commune sur dix). Ce mode de scrutin favorable à la parité concernera en 2014 près de 80% des communes du Nord (au lieu de 23% précédemment) et 47% des communes du Pas de Calais (au lieu de 11% précédemment)

Fléchage obligatoirement paritaire des conseillers intercommunaux sur les listes municipales. Aujourd’hui, sur le plan national, on trouve seulement 20 à 30 % de femmes conseillères dans les intercommunalités, encore moins dans les vice-présidences, et seulement 7% de présidentes! L’enquête faite pour La Marianne de la parité en 2011 a montré que dans les EPCI de la région on compte en moyenne seulement 18% de femmes conseillères !

Des propositions pour améliorer la situation de l’élu-e local-e

Au Sénat, un projet de loi est déposé visant à améliorer les garanties existantes applicables à l’ensemble des élu-e-s des régions, des départements et des communes. Il faut noter particulièrement la disposition nouvelle qui  instituerait un dispositif de VAE au titre  d’une fonction élective locale, première étape d’une reconnaissance des acquis du mandat local.

Une forte résistance à la volonté politique de limiter le cumul des mandats

Nous voulons croire que, malgré les résistances affirmées et les modes de contournement avancés, la volonté politique sera assez forte pour mettre fin sans attendre au cumul des mandats et libérer ainsi de l’espace politique  pour des candidatures nouvelles dont des candidatures de femmes. Mais rien n’est dit sur le cumul dans le temps : cette situation bien connue de longue carrière politique construite sur une succession d’un même mandat de maire et/ou de député. Ainsi 8 députés du Nord (sur les 21 élu-e-s) ont commencé en 2012 leur quatrième mandat au moins, l’un est même élu depuis 1978 !

Dernière touche sur ce constat de  conservatisme, les partis politiques gardent le contrôle qu’on se le dise ! Le Conseil constitutionnel vient de repousser une résolution de l’Assemblée nationale instituant la possibilité de co-présidence paritaire pour les groupes politiques, au motif de maintenir le principe d’égalité entre les groupes parlementaires, « la liberté de formation des partis et des groupes » et que l’assemblée « n’a pas à régir le fonctionnement interne des groupes, prolongements des partis politiques » …

Parité aux postes de décision

 

Des signes récents  et encourageants : trois nominations à faire avant mars au Conseil constitutionnel et trois femmes nommées. Par ailleurs, pour la première fois une femme journaliste accède à le direction du journal Le Monde.

Le monde de l’entreprise

La législation paritaire a été étendue au monde  de l’économie. La loi dite sur les quotas (votée en janvier 2011) impose en France 20% de femmes en 2014 et 40% en 2017 dans les conseils d’administration ou de surveillance des sociétés cotées en bourse (avec plus de 500 salariés…). L’étape intermédiaire est atteinte pour les sociétés du CAC 40 et le mouvement est quasi général en Europe (voir les chiffres de janvier 2013 fournis par la commission européenne). Les grandes entreprises auraient-elles compris que pour être compétitives, mieux vaut intégrer les talents des femmes quand celles-ci représentent la majorité des diplômés des universités ?

Mais il faut souligner que les femmes accèdent encore rarement aux postes d’administrateurs exécutifs et  le comité exécutif est 100% masculin dans 43 des 100 plus grandes entreprises européennes (elles ne représentent que 10% des administrateurs exécutifs contre 18% des administrateurs non exécutifs, alors qu’elles sont 40% des cadres).

La question est posée : comment  les quotas aident-ils les femmes à accéder aux postes de direction, et ne servent-ils pas actuellement de paravent à une fixation du pouvoir masculin ? (voir l’étude d’unthink thank britannique).

Comme dans l’accès au savoir et à l’éducation ou dans le champ politique c’est à l’usage sur le moyen terme qu’on pourra juger.

Les établissements d’enseignement supérieur

Comme dans le monde économique les ministères font le constat d’un plafond de verre : « alors que les femmes sont majoritaires parmi les étudiant-e-s, leur part diminue au fur et à mesure que le niveau hiérarchique augmente pour finalement n’être qu’une minorité dans les emplois de professeurs d’université (24 %), dans les conseils centraux des universités (à peine 27% de femmes en 2010) et aux postes de direction des universités (8%) et des pôles de recherche et d’enseignement supérieur (15%). ». Voir les chiffres clés

Dans la région, pour les six grandes universités[1] une seule femme présidente, à Lille 3 et à la tête d’une équipe de direction paritaire ; pour le reste l’ambiance est très masculine, un rapide calcul montre que sur l’ensemble des 46 vice-présidents il y a 11 femmes ; même chose à l’IEP de Lille, un directeur et deux directeurs adjoints…

Depuis son renouvellement en décembre, la Conférence des présidents d’université est dirigée par trois hommes. Sur les 77 établissements d’enseignement supérieur qu’elle regroupe, seuls 8 sont dirigés par des femmes. Le bureau de la Conférence des grandes écoles ne compte qu’une femme.

 

Parité dans le champ symbolique et celui des représentations      

 

Les arts et la culture

Les artistes et techniciennes intervenant dans le spectacle vivant – théâtre, cirque, danse, concerts…- organisés dans l’association H/F avaient sonné l’alerte en publiant un manifeste en 2012 : «  Les inégalités invraisemblables qui perdurent dans ces secteurs hautement symboliques soulèvent aujourd’hui un vrai problème de démocratie : quelles représentations les arts et la culture offrent-ils à notre société ? Respectent-ils les principes de partage et de libre accès voulus par le dispositif public ? Comment les oeuvres qui y sont produites peuvent-elles parler du monde, si les femmes, qui sont plus de la moitié de la population française, n’y prennent qu’une part aussi minime ? »

La situation décrite est terrible qu’il s’agisse de direction administrative ou artistique, de programmation ou de l’accès aux moyens de production et de diffusion :

84 % des théâtres co-financés par l’Etat sont dirigés par des hommes

89 % des institutions musicales sont dirigées par des hommes

94 % des orchestres sont dirigés par des hommes

85 % des textes que nous entendons ont été écrits par des hommes

78 % des spectacles que nous voyons ont été mis en scène par des hommes

57 % des spectacles que nous voyons sont chorégraphiés par des hommes

86 % des établissements d’enseignement artistique sont dirigés par des hommes

Un déséquilibre qui se décline également en termes financiers.

Très récemment le Ministère de culture et de la communication a pris la question en main, créé un comité pour l’égalité  des femmes et des hommes  dans le domaine de la culture et de la communication et dressé un premier état des lieux des inégalités. Le constat est similaire, les actions à mettre en place se cherchent.

Les médias

Dans le champ des médias, la situation n’est pas meilleure : à la télévision, on compte deux tiers des temps de parole pour les hommes, un tiers pour les femmes. La place des femmes « expertes » est toujours très restreinte, puisque malgré la signature en octobre 2010 par des représentants des médias d’un « acte d’engagement pour une démarche d’autorégulation visant à améliorer l’image des femmes dans les médias», et notamment à améliorer la place des expertes, on compte dans la presse écrite hebdomadaire seulement 15% de femmes intervenant pour leur expertise, 20% à la télévision, et légèrement davantage à la radio (selon le rapport remis en 2011 par la Commission sur l’image des femmes dans les médias).

Certes les présentatrices dominent aux  Journaux Télévisés mais, d’après l’INAStat de mars, quelles soient journalistes, expertes, personnalités ou témoins, en plateau ou dans un reportage, le taux de présence des femmes atteint à peine 19% : une femme pour quatre hommes. Et les sujets abordés diffèrent.

Notre engagement est toujours d’actualité :

Quel que soit le domaine considéré, économique, politique, éducatif, culturel et symbolique, il faut approfondir l’analyse des difficultés des femmes pour accéder et participer aux instances de décision, à tous les niveaux, reconnaître les richesses qu’elles apportent, et  leur donner les moyens de libérer et mettre au service du bien public leurs compétences et leur créativité.

Le 5 mars 2013

 

 

 


[1] Universités : Lille1, Lille2, Lille3, Valenciennes Hainut-Cambrésis, Artois, Côte d’opale – Littoral

Louvre- Lens : crédit photo, Dominique Bokalo

Louvre- Lens : crédit photo, Dominique Bokalo

Commentaires fermés sur Vœux 2013